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Gazette des petits coeurs

Achille

𝐥’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐬𝐚𝐜𝐫𝐞́ 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭 𝐛𝐨𝐧𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞

Achille a été trouvé le 16 juin par Quentin, à qui il doit la vie. Merci à lui de ne pas avoir fermé les yeux sur cette petite misère qu’était Achille. Un chaton minuscule, dans un état terrifiant. Quand il est arrivé à la maison, sa vie ne tenait qu’à un fil. Il n’était déjà plus vraiment là, à peine un souffle de vie. Hypothermie sévère : 36 degrés. Déshydratation extrême. Coryza massif : yeux noyés de pus, nez totalement bouché, ulcères buccaux. Dénutrition catastrophique. Agé d’un mois, Achille pesait 280 grammes, là où il aurait dû en faire le double. Il respirait à peine. Ne bougeait pas. Son corps était glacé. Sa peau collait à ses os. Il était couvert de puces. Alors on a commencé par l’essentiel : le réchauffer. Minute après minute. Puis il a fallu le perfuser. Et là, chaque minute est devenue un combat. Sa peau était si fine, si collée à ses os, que le cathéter ne tenait pas. Deux, trois gouttes…et tout ressortait Il fallait repiquer, encore et encore. Achille ne réagissait presque plus. Humainement, c’était un moment très compliqué. Chaque geste était nécessaire, mais j’avais mal pour lui. Terriblement mal. On savait que ses chances étaient infimes, mais on a tenté le tout pour le tout. Antibiotiques. Perfusions. Soins constants. Quand il a été réchauffé et un peu réhydraté, on a essayé de le nourrir. Mais Achille n’avait plus de réflexe de succion et de gros troubles de la déglutition, à cause d’un coryza massif et d’ulcères buccaux. Le biberon était impossible. Alors on l’a nourri à la seringue. 0,1 millilitre par 0,1 millilitre. Lait enrichi de Recovery. HydraCare. Goutte après goutte. Ce soir-là, les soins ont duré jusqu’à 1h du matin. Puis il a fallu lâcher. Attendre. Et laisser la nature décider. Contre toute attente, Achille s’est accroché ! Et pourtant, rien n’a été simple ensuite. Pendant les dix premiers jours, Achille n’a pas su manger seul. Il a fallu continuer à le nourrir à la seringue, la toute petite seringue de 1 millilitre, la seule qu’il acceptait. Pendant ces dix jours, chaque repas a été donné toutes les quatre heures. Uniquement lait et Recovery. Le coryza était violent. Les yeux noyés de pus. Le nez totalement bouché. La bouche ulcérée. Il y a eu des rechutes. Il y en a encore. Mais de cette bataille impossible est né un petit bonhomme. Achille gardera un retard de croissance important, des séquelles internes, une fragilité qui l’accompagnera toute sa vie. Mais aujourd’hui, il est là. Plein de vie. Plein de caractère. Plein de courage. Il a déjà mené plus de combats que beaucoup en une existence entière. Et s’il en reste à mener, on les mènera avec lui. Minute après minute. Jour après jour. Parce qu’Achille n’est pas seulement un survivant. 𝐀𝐜𝐡𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐠𝐮𝐞𝐫𝐫𝐢𝐞𝐫

Achille retrouvé par Quentin dans un triste état
Achille remis sur pied par nos soins

Malpropreté soudaine chez une chatte sterilisée:

et si ce n'était pas “juste du comportement” ?

On parle souvent de stress, de litière, de conflit entre chats, de changement d’environnement… Mais il existe une cause encore trop peu connue et pourtant bien réelle :la rémanence ovarienne. Qu’est-ce que la rémanence ovarienne ? Après une stérilisation, il peut arriver (rarement, mais cela arrive) qu’un minuscule fragment de tissu ovarien reste en place ou se régénère (à partir d'une minuscule cellule). Ce tissu continue alors à sécréter des hormones, comme si la chatte n'était pas totalement stérilisée. Résultat : le corps réagit… et le comportement aussi. Les signes qui doivent alerter: Chez une chatte stérilisée depuis parfois plusieurs années : - malpropreté soudaine et brutale - pipis hors litiere (lits, canapés, vêtements…) - parfois des comportements proches des chaleurs (mais pas toujours) - aucun antécédent de malpropreté auparavant Très souvent on cherche ailleurs, on incrimine le stress, l’environnement, l'âge, le caractère, sans commencer par éliminer cette cause hormonale. Et c’est bien dommage. L’exemple d’Heia Heia était stérilisée depuis 3 ans. Du jour au lendemain, elle a commencé à uriner partout : lits, canapés, vêtements… absolument partout.Elle n’avait jamais eu ce comportement auparavant. Cela a été un véritable enfer au quotidien, pour elle comme pour nous. Heureusement, nous avons été accompagnés par un vétérinaire à l'écoute, qui a accepté d’explorer cette piste avec prise de sang et réintervention chirurgicale Lors de l'opération, il a été retiré un reste de tissu ovarien, de la taille d’un petit pois (visible sur la photo). Après l’intervention, il a fallu laisser le temps aux hormones de disparaître…et la situation est progressivement rentré dans l’ordre Pourquoi en parler ? Parce que cette situation est souvent ignorée, la malpropreté est trop vite attribuée à d’autres causes, et beaucoup de chattes (et de familles) vivent des mois de détresse inutile. Avant de conclure à un problème comportemental, surtout en cas de changement brutal, pensez aussi à éliminer une cause médicale et hormonale. Informer, c’est éviter de passer à côté. Et parfois, ça change tout.

Opération post intervention rémanence
Heia et la rémanence ovarienne
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